(Critique) A Bittersweet Life de Kim Jee-woon

« Ce qui est en train de bouger, ce n’est ni le vent, ni les branches, mais c’est ton cœur» – Quand le réalisateur coréen Kim Jee-woon (essaye de) déclarer son amour du cinéma ?

LAST ACTION HERO

Thriller surréaliste, ultra-violent, ce film narre la descente aux enfers du bras droit d’un chef de gang. En fait, c’est une plus une sorte de super héros classe et charismatique quasi-imbattable devant retrouver son coeur d’homme au cours d’une mission simple. Qui va pourtant causer des difficultés à cet exécutant connu pour son efficacité et sa froideur…

À côté de cette quête d’humanité, le film flirte avec le fantastique, incarnant le possible fantasme d’un monsieur tout le monde rêvant d’aventures. De vivre des moments forts qu’ils soient bons ou mauvais. De se confronter aux reflets de ses imperfections. De l’amour à la trahison en passant par l’humiliation, tout est bon à prendre. Après tout, le cinéma, c’est aussi ça, non ?

PULP FICTION

D’où l’aspect surréaliste du film, et le côté “exercice de style” avec soin apporté aux images et aux lumières, pour mettre en valeur ces hommes. Même dans la boue, Kim Jee-woon s’attache à montrer des plans iconiques au cours de scènes profondément cools. D’ailleurs, le héros du film est capable de tout faire, quand il se fait doubler en voiture par une bande de jeunes cons, il les rattrape et leur donne une grosse leçon. C’est normal, c’est le héros du spectacle – il fait ce qu’on rêverait tous de pouvoir faire ?

Les passages doux et tendres sont rares, le film navigue plus dans l’action et la violence. Sans pour autant adopter le 1er degré. La violence reste cool et marrante, il n’y a aucune morale ni conséquence des actes en dehors du microcosme “gangsterien” construit par le film. Comme un jeu doux-amer.

LA DOLCE VITA

Mais voilà, passé le délire sympa du fantasme & de l’hommage au polar, A Bittersweet Life est un divertissement superficiel (quoiqu’attachant), qui essaye d’apporter une touche de profondeur via 2 petites maximes résumant les quelques idées centrales du film. Kim Jee-woon pose sans convaincre.

  • La note : 4,5/10



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