Le pouvoir de l’animation

Découvrez l’animation Japonaise sous un angle particulièrement méconnu, avec cette conférence qui présente et explique très clairement l’importance du rôle des animateurs-clés – les sakugas – dans le processus créatif. Avec des anecdotes et des repères très pratiques pour familiariser votre regard sur ces petits détails majeurs qui passaient jusqu’alors (souvent) inaperçus.
Vous trouverez ici, les vidéos sous-titrées en Français, qui sont accompagnées des retranscriptions complètes. Remercions Colin, Neil & Sean pour leur travail !
PART 1 – Intro, Nakamura, maître-animateur de fight
Bonjour ! Je suis Colin Groesbeck. Voici Neil Clingerman. Sean Bires.
Nous sommes là pour vous parler d’un aspect de l’animation japonaise, connu sous le terme “sakuga”. [Interrogeant le public] Vous savez ce que “sakuga” signifie ? Non ? Wow.
Si vous êtes fans d’anime, vous devez savoir que les productions Japonaises ont tendance à avoir une animation plus limitée que les grosses productions comme, par exemple, les studios d’animation occidentaux comme Disney. Malgré les limites budgétaires des anime, les scènes clés font souvent preuve d’une attention et d’un soin supplémentaire. Avez-vous déjà regardé une série anime ou un film qui ressemblait à… ça ?
Naruto Shippuden, épisode 210
C’est plutôt saccadé, hein ? Puis soudainement, en plein milieu d’épisode, lors d’un combat ou d’une autre scène-clé, ça commence à ressembler plutôt à… ça :
Naruto, épisode 133
La différence est assez brutale, nan ? En terme de qualité ? Voilà, c’était du sakuga.
En fait, beaucoup d’anime ont des scènes de ce genre, avec une animation de qualité supérieure. Sean vous parlera plus tard de la production, en contextualisant bien tout ça au sein du processus de fabrication.. Vous devez vraiment retenir que cette scène a été animé (dessiné) par un seul animateur… Il a tout dessiné.
Dans les productions occidentales, il est bien connu que plusieurs animateurs travaillent sur une seule scène animée. L’un dessinera Simba, pendant que l’autre ajoutera Pumba sur ces images, et trois apprentis dessineront les stupides fleurs dansantes en arrière plan. Tra-lala-lala.
Dans la production Japonaise, des scènes ou plans sont assignés à un seul animateur. Lequel reçoit un storyboard et dessine son passage attitré. Certaines séries ont en fait des épisodes entièrement dessinés par un seul type. Ce genre de processus de production a donné naissance au sakuga.
Un animateur s’occupant de son domaine de prédilection peut vraiment briller. Rapidement, on va jeter un oeil sur l’un de ces gars. Nous allons parler de Yutaka Nakamura.
Nakamura a débuté comme animateur de générique d’ouverture. Il s’est occupé du générique de Vision d’Escaflowne. Commençant à se faire un nom, il s’est ensuite occupé des scènes de combat. Il a travaillé sur de nombreuses séries populaires. Regardons trois de ses scènes de combat.
Certains points de ses travaux sont très complexes, avec des chorégraphies intéressantes, une caméra située aux pieds des persos pendant le combat, (l’effet est VRAIMENT cool !) et des images-clés extrêmement détaillées. Ses dessins pour chaque personnages sont en fait très fins et rendent vraiment bien. Donc, regardons trois scènes de combat rapidement.
Maintenant gardez en tête que c’est le travail de Nakamura seul.
Sword of the Stranger, combat final
Vous devez connaître ce film.
Cowboy Bebop, Knockin’ on Heaven’s Door
Et le dernier [extrait]…
Soul Eater
Plutôt impressionnant pour le travail d’un seul artiste, nan ?
PART 2 >









Avant, je reconnaissais plus ou moins le style en fonction des studios… Maintenant, c’est par animateur. A croire que dans certains cas, l’identité d’un studio est celui d’un artiste
Superbe article. Je reconnaissais plus ou moins par studio, et quelques noms d’animateurs, mais là j’ai tout ce qui je voulais; me voilà comblée !
Merci !
Excellent dossier, merci d’avoir retranscrit tout ça.
Sinon la part 2 est inaccessible.
WAM – Merci, c’est corrigé !
Un immense merci pour cet article !