(Critique) White: The Melody of the Curse des Frères Kim

L’horreur de la K-Pop.
Pink Dolls, un groupe d’idoles sans succès est frappé par une étrange malédiction suite à leur premier hit, White…
LA CONQUÊTE
Première aventure dans un cinéma commercial d’un duo de réalisateurs expérimentaux, le projet a connu une production difficile. Avec des producteurs apparemment mécontents du résultat des frères Kim, décidant de retourner une partie du film. Qui expliquerait entre autre le retard de plusieurs mois de la sortie cinéma. Et d’un film qui se perd dramatiquement en cours d’histoire.
La face cachée d'une starlette
À l’origine, White, c’est des outsiders s’attaquant frontalement à l’incarnation même de la culture mainstream sud-coréenne. Autant dire, un regard critique nous embarquant dans les coulisses d’un rêve pour mieux y réveler le visage opportuniste d’une industrie aux roulements bien huilées. Au final, cet envers du décor apparait par petites touches, c’est ces présentateurs lisant un prompteur, ces jeunes femmes cultivant une apparence joyeuse tout en méprisant profondément le public, c’est cette pochette d’album littéralement en pleurs, c’est le manque d’inspiration, l’obsession des contrats pubs, une harmonie de groupe de façade, des fans piétinant leur idole…
LA CHUTE
Des idées reléguées au rang d’anecdotes pour une histoire qui préfère s’engouffrer dans du simple film d’horreur bateau. En jouant surtout la carte du sursaut horrifique à tout bout de champ. Avec ce traitement balisé et sans risque, où l’ampleur critique se retrouve sacrifiée, le film peine à bien négocier le passage entre la première et la deuxième heure. Le fond de l’intrigue manquant terriblement d’intérêt, puisqu’il s’agit d’une énième histoire de fantôme se vengeant, avec des personnages n’existant pas en dehors d’une volonté purement égoïste de glorification. La malédiction laisse indifférent.
Dans les coulisses du succès
Heureusement, cette débâcle s’accompagne de courts passages sympathiques, qui se distinguent complètement du reste du film. Témoignant d’un traitement plus occidental de l’horreur, façon Argento, avec des jeux de couleurs, des silences, des compositions soignées révélant les maux/désirs profonds de jeunes femmes à l’aura de sorcières. C’est cet arrière-plan rouge confirmant l’ambition de “l’héroïne”, cette lumière verdâtre transformant la beauté du groupe en morte-vivante, ce jeu avec les miroirs reflétant la face cachée des idoles, ces quelques plans laissant du temps pour poser une ambiance… En fait, des partis-pris visuels qui semblent indiquer que les réalisateurs cherchaient à s’extraire des codes usés de la K-Horror, pour donner une autre dimension à l’horreur.
En résumé, White est un film bancal et impersonnel, qui s’engouffre dans la platitude horrifique en diluant son ambition subversive et esthétique. Réduite à quelques petites touches réjouissantes parsemées à travers le film, mais pas suffisantes pour relever l’intérêt général.
- La note : 3,5/10









Vous avez mis que 3.5/10, vous êtes assez sévère je trouve, il mérite bien plus que ça. Moi personnellement j’ai vraiment apprécier alors que d’habitude les film d’horreur je trouve sa nul et sans intérêt, là c’était très bien, le sujet m’as beaucoup plus pendant tout le film il y a eu ce mystère. Moi j’aurai donné au moins 6/10. C’est min avis après tout.