Black Swan n’est pas Perfect Blue

De nombreux critiques considèrent le Black Swan d’Aronofsky comme un remake live du Perfect Blue de Satoshi Kon. Les deux films explorent la dualité de la psyché humaine, pour un résultat très différent.

Perfect Blue, c’est l’histoire d’une jeune femme qui s’échappe de sa réalité quotidienne, essayant de trouver un confort dans un imaginaire (produit d’une société japonaise consumériste). Un film sur des gens qui ne savent plus où exister, incapables de différencier réalité et fantaisie. Des êtres profondément perdus, au bord d’une schizophrénie (une sympathique analyse du film au passage).

De l’autre côté, Black Swan est l’histoire d’une jeune femme qui doit trouver le juste équilibre entre ses Anges & Démons intérieurs, afin de s’accomplir Parfaite. En gardant à l’esprit qu’Aronofsky est plutôt intéressé par certaines Traditions Anciennes (The Fountain baigne dans l’enseignement kabbalistique), qui sont censées permettre aux gens de trouver la Lumière/connaître de ce qu’ils sont – c’est l’essence de la fameuse quête du héros. Un sujet au coeur même de Black Swan. D’ailleurs le plan final est particulièrement éclairant : un fondu blanc lumineux.

Plan de fin : Dualité ambigue (Reflet rétroviseur) vs Dualité transcendée (Blancheur)

La société par le prisme d’un individu chez Satoshi Kon, le cheminement spirituel d’un être chez Aronofsky.

Mais que les puristes se rassurent, à vouloir chercher à tout prix un parallèle entre les 2 cinéastes, autant se rappeler qu’Aronofsky s’était inspiré de l’oeuvre de Satoshi Kon, regardez ça :




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1 Commentaire

  1. Emmanuel says:

    Humm, pour moi Black Swan se rapproche plus de The Red Shoes (Powell/Presburger, 1948), auquel on aurait apporté quelques influences dont Kon pourrait faire partie, mais d’une manière moindre qu’un Cronenberg par exemple.

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