Cinéma Asiatique : Top & Flop 2010

Voilà à quoi ressemble l’année 2010 chez AsiaFilm.FR :

TOP 2010


# CITY OF LIFE AND DEATH

Plongée au coeur d’un massacre, là où l’humanité a disparu pour laisser place à l’horreur permanente. Ambiance mystérieuse, entre désespoir, folie et mysticisme pour un film à rapprocher d’un Requiem pour un massacre, malgré quelques choix moyens.


# LOVE IN A PUFF

Surprise HK de l’année osant braver les interdits (anti-tabac) pour construire une comédie romantique. Le film ressemble à un sympathique pied de nez aux censeurs de tous bords, qui malgré leurs efforts n’arriveront jamais à empêcher les gens, de vivre. Un peu de subversion pour épicer un terrain balisé !
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# SUMMER WARS

Où comment délivrer un message intelligent et ouvert sur Internet. Parler des utilisateurs non comme des grogeek lobotomisés mais comme des êtres humains. Voilà, c’est le nouveau Mamoru Hosoda qui nous offre un spectacle visuel varié en plus d’une histoire touchante.
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# THE MAN FROM NOWHERE

Tout l’inverse d’un thriller cynique comme J’ai rencontré le Diable ! Une histoire de rédemption classique, humaine et efficace, où l’extrême violence vient rappeler aux personnages la réalité de leurs conditions, de leurs maux. À la fois sordide & touchant dans la description des oubliés de la société Corée du Sud.
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# TATAMI GALAXY

L’après Mind Game est à découvrir sur le petit écran. À savoir que Masaaki Yuasa réalise ici sa 3ème série anime d’affilée, une histoire d’amitié sur fond de découverte de soi portée par un rythme effréné, des idées à la hauteur du talent du réalisateur. Le tout via une narration originale.
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# DETECTIVE DEE

Retour gagnant d’un Tsui Hark jouant avec nos sens et nos croyances à travers une superbe mystérieuse aventure. Dépeignant les coulisses du pouvoir de la Chine Ancienne, à la fois de façon iconique & inventive.
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# GOYO

Dans un genre plus posé, une virée dans un Japon féodal mélancolique à la rencontre d’individus réfugiés dans un pseudo-cynisme, pour oublier le poids d’un passé. Une série passée inaperçue, jugée peut-être trop traditionnelle (pour une prod Manglobe), alors qu’elle révèle de beaux morceaux d’humanité.
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# IP MAN

Film de kung-fu brutal et terre-à-terre à l’intrigue minimaliste servant efficacement l’errance d’un sage maître dans une Chine découvrant l’Occupation nippone. Un contexte propice à quelques ôdes patriotiques mais surtout à une évolution dramatique donnant matière à des combats superbement exécutés.


# PANTY & STOCKING

Sorte de mise à mort d’une certaine tendance de l’animation japonaise cédant au fan-service. Si la série se présente d’abord sous un jour provocateur, trash et vulgaire, elle révèle progressivement une liberté surprenante et bienvenue, en plus d’être fun. Avec une capacité à varier les tons, experimenter, à proposer des superbes moments d’action, à bousculer et ironiser de nos attentes (de fans) à travers un univers hybride occidentalo-nippon.
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MENTION SPÉCIALE


# Productions du Studio Shaft

De Bakemonogatari à Arakawa Under the Bridge, ce studio parvient toujours à mêler l’experimental, l’absurde et le fun. Pour créer des comédies uniques qui proposent des idées visuelles & narratives folles tout en s’amusant des attentes d’un fan(service).
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# Durarara!!

Avec la première moitié de la série, Takahiro Omori confirme bel et bien son talent pour gérer des histoires chorales, permettant ici de générer une mythologie originale d’un des quartiers au coeur de Tokyo. Et de s’aventurer dans l’imaginaire, à l’exemple du Motard Sans Tête !
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HORS-ASIE


# AGORA

Un grand spectacle utilisant l’antiquité comme miroir de la civilisation actuelle. Le film aborde intelligemment des questions aussi bien d’ordre politique que religieuse ou philosophique, interpellant directement nos propres contradictions quotidiennes ainsi que notre rapport à l’autre, au monde.


# SCOTT PILGRIM

À l’heure où le geek s’enferme fièrement dans une posture de consommateur abruti, Edgar Wright revient ici à l’essentiel. Dans une comédie romantique à l’univers imprégné par tout un pan de la culture populaire, du jeu vidéo aux comics. Apportant une dose de magie à la réalité des persos.
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# DANS SES YEUX

Sublime thriller-drame romantique sur le temps qui passe, les opportunités manquées. Un film parcouru par de superbes répliques (le propos sur la passion !) avec une mise en scène reposant sur des non-dits, des regards. À l’impact émotionnel puissant et tragique nous inviter à repenser nos priorités.

FLOP 2010


# BARE ESSENCE OF LIFE

La quintessence d’un cinéma indépendant qui compense son manque de moyen par un humour cryptique, un récit non-sensique très long dans un coin de campagne nippone. Avec une réalisation captant les dérives d’une société japonaise capitaliste dénigrant la part d’étrangeté qui réside en chacun de nous. Mais en fait pas du tout. Du ciné lol régressif.


# TRUE LEGEND

La rencontre entre nouvelle 3D et film de kung fu, supervisée par Yuen Woo-Ping, pour un résultat catastrophique. Une technologie servant d’alibi à un récit bordélique coupé entre vengeance & rédemption bateau qui propose des persos fades et un non-rythme.
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# FIRST SQUAD

Le prestige du Studio 4°C n’y changera rien, First Squad est une purge qui malgré sa courte durée (73min) n’a rien & n’essaye rien de raconter. Le film aligne juste des idées sans les développer, entre les personnages & une histoire saupoudré d’occultisme, il y avait pourtant de quoi faire. Le pire reste ces entretiens réels à la Frères d’armes qui n’apportent rien du tout.


# ASSAULT GIRLS

La bande-annonce vendait 70 min d’action, elle compile en fait toutes les scènes d’action. Mais vraiment. Le reste, c’est Mamoru Oshii en mode dodo-philosophico-culcul à base de combattantes passant leur temps à arpenter un désert l’esprit pensif. Avec tout un symbolisme sur la répétition et l’ennui démontrant à quel point le cynisme de l’humanité s’est emparé de l’imaginaire, de la virtualité.
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# 14 BLADES

L’espoir du film de sabre chinois ? Non. Nouvelle déception de Daniel Lee, une histoire de vengeance-amour trop longue & bordélique alignant des persos sans charisme. Avec des séquences de fights ruinées par un montage épileptique, des ralentis et autres effets speciaux cheap. Et un Donnie Yen dont l’esprit semble être ailleurs.

LE MOT DE LA FIN

Les films de 2010 que j’espère découvrir en 2011 ;

# 13 Assassins de Takashi Miike,
# Cold Fish de Sion Sono,
# Colorful de Keiichi Hara,
# Doman Seman de Go Shibata,
# Confessions de Tetsuya Nakashima,
# Redline de Takashi Koike,
# Love & Loathing & Lulu & Ayano de Hisayasu Sato,
# The Unjust de Ryoo Seung-wan,
# Yellow Sea de Na Hong-jin,
# Anti-Gas Skin de Kim Gok & Sun,
# Bedevilled de Jang Cheol-soo,
# D’autres recommandations ?



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