Toqué de Tokyo


Diffusé mi-Novembre 2010 sur Canal +, le documentaire Toqué de Tokyo met en scène un Antoine de Caunes à la découverte de la richesse culturelle de la capitale nippone, des aspects les plus traditionnels aux plus déviants. Avec un regard occidental, jouant la carte du décalage/de la dérision tout en alignant les clichés (à peine ré-actualisés) sur le Japon : c’est fou, c’est con, c’est nippon !

Et quand le documentaire s’intéresse au cinéma japonais, c’est sous l’angle des films gores trash (labellisés Sushi Typhoon), et avec la rencontre d’une icône en devenir. Le passage en vidéo :




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5 Commentaires

  1. meganekun dit :

    Il faut vraiment que tout le monde arrête de s’extasier sur les productions Sushi Typhoon. Les types font tout pour donner aux occidentaux le côté foufou qu’ils cherchent en regardant n’importe quoi d’estampillé japonais et nos médias tombent dans le panneau à chaque fois. Les Inrocks avaient même publié un article sur le sujet genre ‘le féminisme japonais se cache dans les films trash’.

    Quand même…

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  2. Stéphane du Mesnildot dit :

    Franchement je m’attendais au pire mais à la vue de ces 2 petits reportages, c’est plutôt sympa. C’est évidemment Nishimura qui s’inscrit le ùieux dans l’esprit Canal (j’imagine que Chabat doit adore ça) mais c’est assez bien fait. En tout cas je ne boude pas mon plaisir… après, Yves Montmayeur a beaucoup oeuvré pour Arte pour d’autres formes du cinéma japonais, je ne me sens pas frustré de ce point de vue.
    Peut-être que ça poussera les éditeurs à sortir du Nishimura plutôt que Miike aseptisé, peut-être qu’on finira par voir Love Exposure aussi.

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  3. wam dit :

    C’est aussi parce que le ciné gore est l’une des (nouveautés) les plus visibles et identifiables du moment en provenance de l’archipel. J’appelle pas ça tomber dans le panneau, mais dans la facilité. Surtout quand l’approche met obligatoirement de côté le contexte de production pour mieux vanter de l’alternatif, du subversif, du déviant (oui mais par rapport à qui ? à quoi ?) (ce qui en dit long sur des médias qui revendiquent haut et fort être spécialisés dans… l’alternatif).

    Stéphane, pour info Tokyo Gore Police & Machine Girl sortent en france mi-Janvier 2011 (en vidéo). Par contre, toujours rien pour Love Exposure, faut espérer que l’actualité future de Sion Sono réveille un peu l’intérêt français pour cet excellent film.

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  4. Stéphane du Mesnildot dit :

    merci. C’est bien pour les Nishimura et je suis plutôt d’accord avec ce que tu dis. C’est ce qu’il y a de plus visible en ce moment – j’ajouterai dans une production japonaise pas en très grande forme. De toute façon ce n’est pas si facile de sortir un film donc je ne veux pas forcément jeter la pierre aux éditeurs. Enfin j’espère pour eux qu’il gagnent un peu de sous avec les kung fu thai qui sont à peu près les seuls trucs qui sortent encore (excepté les Kore-eda trop chers chez Potemkine), sinon ce n’est pas la peine. Je pense tout de même qu’il y a un potentiel avec Love exposure, dans le rayon film-culte, hors-norme, à la fois pop et auteur. Mais surtout, c’est un film qui plait énormément à ceux qui ont la chance de le voir…

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  5. wam dit :

    Ça tombe bien, le consultant cinéma du doc apporte des précisions, il explique sur son blog ;

    On m’a contacté pour trouver des idées par rapport à un cinéma japonais underground susceptible d’être bien toqué. Tout en respectant bien le ton général du documentaire, j’ai eu pour intention de recommander des films & réalisateurs ayant une forte probabilité d’être visibles hors Japon, avec une actualité en cours.

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