(Critique) House of Five Leaves de Tomomi Mochizuki

Un Japon féodal vague à l’âme proposé par le studio Manglobe (Samurai Champloo).
Masa, un rônin errant à Edo fait la rencontre de Yaichi, chef d’un petit groupe de ravisseurs…
Au premier abord, House of Five Leaves surprend par un chara-design peu attractif, des traits carrés un peu grossiers, des visages similaires les uns des autres… Un trait qui révèle pourtant progressivement toute la mélancolie touchante d’un récit peuplé d’individus coincés dans des problèmes du passé. D’un récit adoptant le doux rythme des saisons passantes, d’une fin d’été à la tombée des premières neiges, l’environnement est un régal pour les yeux.
Comme pour les précédentes productions du studio, Manglobe nous propose ici une histoire d’amitié pour une aventure d’ordre intime. Dans House of Five Leaves, l’action voyage peu, mais chaque personnage est traité avec soin. Les mines patibulaires antipathiques de ce Edo des oubliés, ont chacune une brèche d’humanité qui s’ouvrira au contact du rônin maladroit Masa. C’est sa naïveté, et son intérêt pour les autres sans les juger, qui vont attirer la curiosité du groupe de ravisseurs.
Et c’est dans la relation entre ces personnages que repose l’une des forces de Goyo, ça se construit par des jeux de regards, des pensées maladroites, des attitudes pudiques mais suffisamment explicites pour exprimer les vraies émotions des persos. En étant accompagné par une bande-son d’ambiance renforçant l’aspect mélancolique de ces caractères qu’on découvre au fur et à mesure.
House of Five Leaves est une série largement recommandable, tant pour son portrait touchant d’une humanité en perte de confiance que pour son ton général agréable. De beaux personnages nuancés, une intrigue explorant le chemin psychologique du regret, de la honte, de la peur… À voir.
- La note : 7/10
- Date de sortie française : 10 Novembre 2011
- AKA Goyo









Laisser un commentaire