L’autre face du ciné japonais (contemporain)

// Blogathon Spécial Cinéma Japonais
La brochure du festival Kinotayo propose un texte (voir plus bas) qui résume les chiffres du cinéma japonais d’aujourd’hui, pour mieux faire un petit état des lieux. D’un ton plutôt optimiste, le texte évite de mettre en perspective certaines données qui nuancent pourtant très lourdement ce constat. D’où ce complément :
Toujours plus de salles au Japon ? Oui, en 2009, c’est presque 3400 écrans dont 80% de multiplexes (2723 pour être précis). Un réseau de diffusion appartenant majoritairement aux grands studios japonais, à commencer par la Toho. Studios qui possèdent donc la possibilité d’imposer leurs films. Il y a plus de salles, c’est évident, mais avec une offre limitée à certaines productions mainstream. La diversité fait la gueule.
Toujours plus de films japonais ? Oui. Avec un système de production bien rodé réunissant différents partenaires qui couvrent chacun un axe médiatique ; le cinéma, la télévision, la presse, les produits dérivés… Un film japonais est avant tout un produit media-mix aseptisé qui doit satisfaire chaque partenaire (sous peine de frôler l’invisibilité).
Ce système est une excellente passerelle entre les différents médias, mettant principalement à l’honneur des adaptations de séries TV (dramas) ou de mangas. Une stratégie gagnante si l’on regarde les plus grands succès japonais au box-office local de ses dernières années : Rookies, Boys Over Flowers… Au final, peu voire aucune originalité du contenu.
Mais c’est aussi le signe de l’influence croissante de la télévision sur cette production, qui impose son savoir-faire et ses équipes. Pour un résultat visuellement pauvre ignorant les possibilités du langage cinéma.
À côté, les indépendants doivent de plus en plus se tourner vers l’étranger pour exister (les anglais de Third Window Films, les festivals comme Paris Cinema, Kinotayo). Vu que la distribution devient difficile depuis la faillite de certains distributeurs clés en 2009, plus le marché de la vidéo à l’agonie qui offrait une petite fenêtre de visibilité (est-ce que la VOD explosera en 2011 ?)… À savoir que pour certains réalisateurs, la reconnaissance étrangère est mal perçue.
Enfin, si l’animation cumule les mêmes travers, les studios ont l’avantage de conserver leur savoir-faire, capables de mêler créativité artistique au sein d’oeuvres commerciales quand ils ne sont pas trop occupés à brosser le public dans le sens du poil (souvenir, souvenir).
(le bilan 2010 du cinéma japonais arrive dans quelques mois).
[scribd id=41561827 key=key-2fn05yfh50527q8iflc mode=list]
Sources : UniJapan, Gurafiku (illu.)









I think most commercial cinema, not only Japanese, suffers from the whole idol/franchise system thing. You can see it happening in Hollywood with sequel after sequel, and adaptation after adaptation.
In the case of Japan the market is divided between jdrama adaptation, manga adaptation, and video game adaptation. A film based on a novel doesn’t necessarily mean it will be a Box Office success, but it’s got a lot more going commercially than an original idea… just look at Tetsuya Nakashima’s career. He’s a hugely successful director, but all his films have been adaptations.
VOD will never really be a huge commercial success in Japan, unless they decide to put up the videos with any type of subtitles. The lack of subs online does nothing for distribution. There will still be people that won’t use the system, and will wait for someone to upload stuff with subtitles.
Sorry for the English, I didn’t want to embarrass myself with French. And I hope I didn’t embarrass myself not understanding French xD
// En français ;
Je crois que le cinéma commercial, pas seulement japonais, souffre du système des franchises/idoles. C’est ce qui se passe à Hollywood où l’on enchaîne les suites après les suites, les adaptations après adaptations.
Au niveau du Japon, le marché est divisé entre les adaptations de jdrama, de manga et jeux vidéo. L’adaptation d’un roman n’est pas nécessairement synonyme de réussite au box-office, mais commercialement parlant, c’est plus vendeur qu’une idée originale… suffit de regarder à la carrière de Tetsuya Nakashima. Un réalisateur reconnu dont les films sont tous des adaptations.
La VOD ne marchera jamais vraiment au Japon, à moins qu’ils décident de proposer des vidéos avec des sous-titres. En ligne, cette absence de sous-titre n’aide pas vraiment la distribution. Il y aura toujours des gens qui n’utiliseront pas ce système et attendront que d’autres uploadent les trucs avec sous-titres.
Un drama n’est pas une série télévisée, mais une fiction télévisuelle! Les séries télévisées sont des fictions télévisuelles, mais toutes les fictions télévisuelles ne sont pas des séries… Il y a aussi des feuilletons (non, un feuilleton n’est pa sla m’eme chose qu’une série) et des téléfilms.