Le cinéma coréen selon Télérama


Et si les grands cinéastes d’aujourd’hui (et de demain) étaient sud-coréens ? C’est la question posée aujourd’hui par Télérama qui nous propose une chronologie historique rapide pour mieux déceler les grands courants-noms du cinéma coréen. À côté de la formulation attrape-couillons de la question, l’article est révélateur d’une approche terriblement auteurisante, terriblement limitée.

→ La production coréenne est principalement regardée sous un angle socio-politique. Si Old Boy est un succès, c’est donc davantage pour sa métaphore politique que pour son côté série B survitaminée, d’esprit très BD (je cite l’article hein). En fait, à aucun moment, le cinéma coréen est envisagé comme une industrie du divertissement. C’est davantage du cinéma d’auteur. Davantage.

→ L’article nous propose 5 cinéastes coréens… déjà (re)connus en Occident. Reflet d’une cinéphilie pépère qui ne s’éloigne ni des sorties françaises, ni du festival de Cannes, ni de ses préjugés ? Vous pensiez découvrir des cinéastes à suivre ? Non, rien du tout, ni un Na Hong-jin (The Chaser) ni un Kim Hyeong-jun (No Mercy) et autres réalisateurs talentueux (mainstream/indé).

Voilà, on est en 2010, et il y a toujours des revues pour continuer à servir une vision Occidentale bien frelatée d’un cinéma (asiatique). Absence de curiosité, grille de lecture unique, préjugés… On a encore de très beaux jours devant nous.



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