Coup d’oeil sur Sanjuro


Après Yojimbo, passons maintenant à sa suite avec quelques exemples sympathiques. Attention, vous risque de vouloir (re)découvrir le film.

Sanjuro, messie malgré lui

Sanjuro, samouraï sans maître, ni nom, est présenté de suite comme un sauveur, un gardien prenant sous son aile un groupe de jeunes samouraïs coincés/piégés dans une situation. La beauté du cadrage et du placement des acteurs jouent donc ici un rôle important (en sachant que Sanjuro n’appartient à aucun système, c’est pourtant lui qui prends la tête du groupe… un peu d’ironie là-dedans ?).

• L’autorité, c’est lui

Face à Sanjuro et ses camarades, il y ce puissant seigneur qui à pour malheur d’être un mauvais stratège. Compensant ses faiblesses, ce seigneur aime rappeler qu’il est le chef. C’est lui qui décide. Dans le dialogue suivant, vous pourrez remarquer un problème au niveau du dernier plan.

C’est encore plus visible en direct, parce que le montage a littéralement cassé le champ-contre-champ – ou règle des 180°. Normalement, la caméra devrait être située dans l’angle à gauche pour le dernier plan, or cette saute boulverse nos repères visuels. Et impose la volonté du chef. On ne discute pas ses ordres.



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