(Critique) Kurozuka de Tetsuro Araki


Dans une tendance philo-action, Kuzoruka s’est perdu dans le labyrinthe des immortels.

12 ème siècle. Pourchassés, Kuro et son disciple trouvent refuge chez une étrange femme qui s’avère être Immortelle. Kuro tombe amoureux d’elle et est transformé à son tour en Immortel. Plusieurs siècles plus tard, il se réveille dans une société post-apocalyptique, sans aucun souvenir.

Placé dans un univers varié, alliant vestiges d’une société explosée et Japon féodal, Kurozuka est avant tout un gigantesque bordel, essayant autant que possible d’être compliqué tout en nous abreuvant de combats ultra-violents.

Le synopsis ci-dessus ne donne qu’une toute petite idée de la confusion dans laquelle la série nous jette. Partant dans plusieurs directions à la fois, accumulant flash-backs, ellipses et trous narratifs, Kurozuka avance en roue libre sans tenir compte de ses personnages, ni même d’une intrigue (d’où le choix plus qu’étrange des 1ers épisodes).

Il y a des immortels-vampires, des méchants cherchant à trouver le secret de la vie, des gentils résistants… Tout ça est complètement mélangé, sans être exploité – certains persos crèvent dans l’indifférence. C’est dans sa seconde partie que la série adoptera une ligne plus claire, plus basique aussi, nous baladant d’un point A vers un point B avec la promesse d’une réponse. Raté.

Cette longue promenade non-sensique est rythmée par des combats où Kuro en mode furie dégomme des adversaires sans un bain de sang. C’est trop cool ouais ? S’il y avait un contexte pour donner corps à ces combats, alors peut-être que l’action ressemblerait moins à du fan service.

Dans le genre free-style complet, il faudra aussi noter ces personnages soudainement exploités pour devenir des sortes de boss complètement hystériques et déformés par une animation au rendu laid (les proportions des corps des personnages sont souvent bizarres, particulièrement dans la 2nde partie de série).

Entre histoire d’amour, quête de sens et confusion extrême, Kurozuka donne l’impression d’une série à la dérive qui à trop vouloir être mystérieuse en a oublié de raconter son histoire, de diffuser ses émotions. Tout ça pour ça. Et les premières images de Highschool of the Dead, du même Tetsuro Araki, semblent annoncer encore de l’actionner-fan-service. Mais sans les fausses pistes et plus de fun ?

  • Note : 3/10



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