Coup d’oeil sur Yojimbo

En cette période de célébration du centenaire de la naissance d’Akira Kurosawa, revenons sur 2-3 petites choses intéressantes vues dans Yojimbo - spoilers éventuels !
- Retournement de situation
Tout d’abord dans Yojimbo, comment ajouter une touche d’humour par un simple cut ? La réponse en image ; quand notre rônin se fait démasquer, le montage crée une violente cassure dans le ton de la séquence. On passe à un Sanjuro pensif à un Sanjuro par terre dans une position impossible (y a un côté manga dans la pose).

- Dans les yeux de Sanjuro
Ici, Kurosawa utilise directement Sanjuro comme l’intermediaire/le référent de l’audience. Ce qu’il ne peut pas voir, nous ne le voyons pas. Dans cet exemple, il est caché dans un cercueil, les porteurs signalent un mouvement de foule. Logiquement si ces porteurs voient la scène, alors lui aussi devrait pouvoir l’observer même en soulevant légèrement le couvercle. Problème, nous ne voyons pas ce qu’il se passe. Petite astuce donc !

- L’escalier social
Bien que mystérieux-inconnu, Sanjuro est rapidement respecté pour ses talents au sabre. Il va profiter de cet avantage pour s’amuser des 2 clans du village. Mais déjà l’image, Kurosawa ancre la puissance de Sanjuro, comme pour cette scène dans laquelle il vient parler au chef.
Alors que Sanjuro est assis littéralement en bas de l’escalier, le Chef descend volontairement le rejoindre. Vous aurez fait le parallèle entre escalier – échelle sociale, le fait que la caméra cadre Sanjuro au coeur du plan, faisant du Chef une figure secondaire, prête à tout pour gagner (quoi au juste ?).

- Les apparences sont trompeuses
Pour le dernier point, il s’agira de jouer avec nos attentes. Tout comme Sanjuro se jouait des clans locaux ! Alors qu’ici on s’attend à voir le corps d’un pendu, nous découvrons un personnage connu et bien vivant.










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