Télérama retourne sa veste ?

Plus que la critique d’une critique, voici l’exemple d’un changement d’avis radical qui témoigne d’une certaine évolution de la considération de l’animation japonaise en France… Dans l’exemple suivant, Télérama nous parle d’Evangelion, d’abord en 1998 avec la série, puis en 2009 avec le 1er film… Méfiez-vous des apparences (voir juste après) :
- 1998, série Evangelion
On s’enlise dans l’ennui tout au long de ce dessin animé aux dialogues rase-moquette. Pourquoi tous mangas confondus, faut-il que les personnages aient les même grands yeux de biches nevrosées.
- 2009, Evangelion 1.0
Abondamment traitées par les mangas (voir l’interminable Gundam), de telles histoires, où se mêlent sens du devoir, sacrifice, premiers émois et questionnements cornéliens, font directement écho aux destins brisés des kamikazes lors de la guerre du Pacifique. Un ressort tragique qu’Evangelion exploite avec plus de finesse que ne le laissent d’abord présager ses très spectaculaires scènes de combat. Sophistiqué, implacable et souvent déchirant, l’univers de Hideaki Anno est plus proche du Steamboy d’Otomo et de sa fascination pour les machines que des films de Miyazaki, avec lequel le réalisateur a pourtant débuté.
Quelques petites précisions sur cette comparaison :
- à savoir que pour Télérama, Evangelion 1.0 est « passable » (cf. la critique entière).
- l’éternelle obligation de lire un anime/film japonais sous l’angle unique de la 2nde Guerre Mondiale (petite pensée pour Air Doll). Quid de la nature introspective d’Evangelion ? Trop évidente ?
- Miyazaki est passé par là, forcément (Chihiro riprizente qûoi).
Contrairement à ce que cette comparaison pourrait donc laisser penser, entre 1998 et 2009, Télérama reste incapable de traiter intelligemment Evangelion. Y a juste la forme qui change en 11 ans, le fond demeure identique. Moins de lulz, plus de blablah au final.
Source : Lepost.fr








Laisser un commentaire