Comment découvrir des inédits ?

Avec plus de 400 oeuvres produites chaque année et si peu de films sortis en salles en France, l’heure est venue de découvrir la vitalité et la diversité du cinéma nippon contemporain et de revoir ses classiques.
Voilà ce que nous dit le festival Paris Cinema pour présenter la projection d’un tas d’inédits japonais. Jusque là, les parisiens et autres banlieusards curieux se réjouissent déjà à l’idée de pouvoir découvrir plus d’une 20aine de films japonais. Sauf, qu’en regardant de plus près, on apprend que presque la moitié de ces films seront projetés en VOSTA uniquement.
Est-ce que je suis le seul à trouver ce parti-pris en contradiction avec le but original de ces projections ? À savoir, faire découvrir des films & réalisateurs inédits/inconnus à un large public franco-français ?
Comment découvrir des inédits quand malgré leurs diffusions, le public ne peut pas les comprendre ?
Sources : Communiqué Paris-Cinéma, Facebook









C/c d’un échange sur la page fb :
C’est contradictoire mais c’est de toutes façons ce que font la plupart des festivals de cinema asiatique. Martin parle de NC qui diffuse la quasi intégralité de ses films en vosta (hormis quelques films dont les droits sont dejà detenus par des distributeurs allemands, cf le cas Love Exposure >3h de jap sst allemand je n’ai pas pu résister), mais en restant franco français, Deauville fait de meme, sauf sur quelques gros titres qui… ont déjà un distributeur francais. Serait ce la clé ? que pour faire connaitre un film asiatique a un large public, il faudrait que le film soit déjà, ou est déjà été, dans les starting blocks pour une sortie nationale ? C’est clairement ça, basiquement. Ce qui n’empeche pas de penser que c’est immensement crétin car la majorité des francais 1/rechignent à voir des films sst 2/ne bitent rien, ou pas assez, à l’anglais. On pourra arguer que là on s’adresse à des cinéphiles avertis, mais dans ce cas à quoi sert le festival si il ne peut proposer à un large éventail public. Il est cependant vrai qu’un sous titrage de qualité vaut cher, que c’est la vraie raison pour laquelle les festivals laissent ça aux distributeurs. Le sous titrage c’est un vrai travail en amont et un budget conséquent. A moins de faire comme Asiexpo à Lyon qui fansubbait et passait les sst en manuels pendant la projo (en gros quelqu’un aux manettes qui appuyait sur une touche pour passer au sst suivant en tentant de rester synchro avec le film ! un grand, grand, grand moment)
Non. Tu n’es pas le seul. D’ailleurs, je n’avais pas fait attention à la vosta, c’est embêtant. C’est sûr que ce n’est pas de cette façon qu’on ralliera un maximum de personne pour découvrir ces oeuvres…
> A moins de faire comme Asiexpo à Lyon qui fansubbait et passait les sst en manuels pendant la projo (en gros quelqu’un aux manettes qui appuyait sur une touche pour passer au sst suivant en tentant de rester synchro avec le film ! un grand, grand, grand moment)
Ah ouais, intéressant. Ca devait être pas mal à vivre…
v’la la mission.