La vague Sushi Typhoon


Sujet à quelques petites polémiques depuis sa création, à commencer par un nom forcément contesté par le fandom hardcore (logique), le label Sushi Typhoon est l’une des initiatives en provenance du Japon les plus excitantes de ces derniers mois. Et je m’explique en plus (la classe).

Tout d’abord, à l’origine du label, il y a les succès d’affilé d’un Machine Girl et Tokyo Gore Police qui ont su attirer l’attention des cinéphiles du monde entier avec quelques extraits et ba dévoilant du spectacle fun, gore et décomplexé. Ce qui correspond finalement bien au cliché d’un Japon trash et sans limite qui satisfait toujours autant le nabab geek (occidental).

Des films réalisés avec les moyens du bord, des petits budgets (on parlait ici de 50 à 150 000$ selon le film) et tournés dans une sorte d’esprit grand-guignolesque où la provocation flirte avec le grotesque et la loufoquerie. Alors forcément, le succès occidental permet à ces fous de pouvoir compter sur le marché américano-international pour être distribuer et pour financer de futurs projets (le succès au Japon semble être très très relatif).

Voilà, c’est ça Sushi Typhoon, offrir une structure au développement de ce genre de projets alternatifs… Et si l’on a une vague idée de ce qui nous attend (Alien vs. Ninja), aucun film n’a pour l’instant encore été distribué. On pourra sans doute voir les premiers films du label dans le courant de la fin 2010 dans le meilleur des cas. Heureusement, les producteurs essayent de varier leurs produits en faisant appel à d’autres réalisateurs. Sion Sono s’est occupé d’un Cold Fish sur lequel je reviendrais un peu plus tard, tandis que Takashi Miike devrait tourner son projet Sushi, un jour. Bref, de quoi offrir une alternative à l’alternatif.

Ce label a aussi très bien compris l’enjeu de communiquer directement avec les fans. Sur Twitter, on peut savoir exactement l’état d’avancement des projets, des tournages… Là par exemple, sur la photo de l’article, c’est le tournage du nouveau Yoshihiro Nishimura, Helldriver, se déroulant dans un Japon post-apocalyptique.

C’est pas grand chose, et même si tous les projets sont loin de m’exciter, ce simple effort de communication est particulièrement agréable. Marketing ou non, cette initiative est une première pour une boite japonaise. Et selon le succès des prochains projets, ce serait normal de voir d’autres producteurs adopter cette ouverture vers l’international (je pense plus particulièrement aux indépendants).

Alors oui, le nom est pourri, ça sent bon l’opportunisme, mais pour une fois qu’on assiste à une initiative pareille, on pourrait bien lui laisser un peu de temps avant de l’enterrer.




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1 Commentaire

  1. [...] exquis issu des 3 cerveaux les plus dérangés de la maison (Nishimura, Sakaguchi et Iguchi). http://asiafilm.fr/2010/05/16/la-vague-sushi-typhoon/ Rencontre avec Yoshihiro [...]

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